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Avez-vous déjà vu une architecte d’intérieur se vanter de ses erreurs ?

C’est Violaine, du blog renoveuse-astucieuse.com, qui m’a récemment demandé d’écrire un article sur le thème « Ma pire erreur en immobilier » pour participer à un « évènement inter-blogueurs »

J’avoue que le thème me plaisait bien.

J’ai eu quelques regrets, mais pointer le pire n’est pas facile. Je suis aussi de ceux qui croient que l’on apprend toujours de ses erreurs… mais que si l’on peut apprendre des erreurs des autres, pour éviter de les refaire… c’est quand même mieux !

Voici donc une liste, non exhaustive, des expériences acides qui ont pourtant contribué à faire de moi, l’architecte d’intérieur que je suis aujourd’hui.

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Je compte sur vous pour m’indiquer à la fin de cet article, quelles sont celles que vous avez vous aussi commises… et quels enseignements en avez-vous tirés !

1. Être locataire des pires appartements, ma première erreur d’architecte d’intérieur

Erreurs normales de jeunesse, ou marché incapable de m’offrir un logement digne de ce nom ?

Il y a eu la minuscule chambre de bonne en RDC avec le lit calé contre le radiateur cassé et bloqué à fondmais on ne peut rien faire avant le printemps ! »). Chambre qui avait été soigneusement décorée par son propriétaire, avec… des reproductions encadrées de peintures, représentant des clowns qui jouaient du violon en pleurant (Mais WHY ????)

Il y a eu le « T1 bis » avec sa micro-kitchenette, son poteau au milieu du salon, sa chambre dont les dimensions permettaient à peine de jeter un matelas au sol, sans place prévue pour le rangement des habits. Mais surtout sa moquette immonde dont la plus ancienne des tâches datait de plusieurs dizaines d’années. Sans parler de la salle de bain avec sa colonne d’aération naturelle, par laquelle remontaient systématiquement les odeurs de cigare du voisin du premier, pour les plaquer éternellement sur mes serviettes propres.

Il y a eu l’autre « T1/T2 » dont « l’espace nuit » était en alcôve. En RDC, à côté du vide ordure infesté par les cafards. Meublé avec les pires horreurs indatables. Ce n’est qu’à ma 3e plainte d’odeur de gaz que l’agence immobilière constata que le tuyau de raccordement de la gazinière était périmé depuis… vingt ans ! et donc totalement poreux. (depuis, on ne fait plus de tels tuyaux « périssables »)

Puis il y a eu le dernier RDC de ma vie, au carrelage glacé au-dessus du vide sanitaire. Tapissé avec un ensemble de chutes d’invendus de papier peint. De toute beauté, donc. La salle de bain, tout comme l’ensemble de l’appartement, avait été refaite n’importe comment. Celle du propriétaire du dessus, aussi. Ce dernier ignorait la différence entre une colonne d’eaux vannes et une colonne d’eaux usées. Autrement dit, il raccorda ses toilettes sur la vieille gaine d’évacuation destinée à recevoir les eaux usées de douche, lavabo, ou lave-linge. Évacuation qui, avec les années, avait vu son diamètre rétrécir grâce aux dépôts de calcaire. Arriva ce qui devait arriver : bien installée sous la douche, j’ai pu un beau matin, constater les eaux noires des toilettes du voisin supérieur qui refoulaient à mes pieds ! [cri d’horreur]

J’ai failli oublier de parler du premier toit loué par mon amoureux — qui allait plus tard devenir mon mari, malgré cet épisode tragique… Un appartement divisé en 2 illégalement. Nous occupions malheureusement la partie qui n’avait pas de colonnes Eaux Vannes (évacuation des toilettes). Qu’à cela ne tienne s’était dit le proprio ! Un magnifique sanibroyeur et le tour est joué, on peut raccorder les toilettes sur les Eaux Usées de la cuisine ! … Jusqu’au jour dramatique où un tampon hygiénique vint casser le moteur des toilettes. Week-end romantique en vue !

Ancienne salle de bain à rénover

Dans tous ces appartements, j’ai pu apprécier le « jemenfoutisme » total des propriétaires quant au bien-être de leurs locataires. Entre les meubles ringards, impratiques, et branlants, l’absence totale de bon goût, de bon sens, ou de confort ne serait-ce que thermique… « Paie ton loyer, ou casse-toi ». Voilà. Et bien, vous savez quoi ? Je me suis cassée.

Et lorsque je regarde le marché de la location aujourd’hui, même si je peux voir que les mœurs ont un peu évolué parce que le marché est un peu plus tendu… il n’y a pas photo : un appartement bien pensé, c’est un appartement qui n’a aucune vacance locative, tout en étant loué plus cher que les autres. Comme celui de mon élève Charline, qui après avoir suivi l’Atelier HOME pour la rénovation de son T2 à Grenoble, loue aujourd’hui DEUX FOIS PLUS CHER que le propriétaire du même appartement à l’étage en dessous (oui, vous avez bien lu : 2X). Et pourtant, les candidats se sont bousculés dès qu’elle a mis son annonce en ligne !

Petit bonus : nous avons choisi la location pour nos 2 derniers logements (avant et après notre tour du monde)… mais après avoir effectué une prestation d’optimisation d’espace 😊 (opération gagnant-gagnant, pour les propriétaires et les locataires 😉). 

2. Choisir la mauvaise voie (pour finalement devenir architecte d’intérieur)

J’ai eu du mal à la trouver celle-là. J’ai quand même passé 7 années à l’École des Beaux-Arts (incluant 1 année de prépa et 2x5e année).

7 années à vouloir être artiste-plasticienne, pour réaliser le jour du diplôme que ce monde n’était pas le mien et que je ne voudrais plus jamais en être.

L’agencement intérieur me plaisait, je voulais apprendre Autocad, je me suis inscrite à une formation en cours du soir pour devenir Dessinateur Projeteur en béton armé. Ouarf ! Quand j’y pense, j’en ris encore. Après 4 mois à me torturer le cerveau avec des théorèmes scientifiques très loin de mon niveau en mathématiques, j’ai foncé sur l’opportunité de devenir l’assistante d’un décorateur.

Finalement, ce n’est qu’en travaillant avec des décorateurs, architectes d’intérieur et cuisinistes, que j’ai appris le métier.

Même l’école d’architecture d’intérieur, que j’ai intégré des années plus tard, n’aurait pas fait de moi ce que je suis aujourd’hui sans toutes ces années à errer.

C’est justement ce qui m’a poussé à créer l’Atelier HOME. Pour pouvoir éviter à d’autres de passer par les mêmes années d’errance, en choisissant la formule express de la voie de l’Expérience Pratique.

Aider des « gens » à concrétiser leurs rêves : j’ai, je crois, le plus beau métier du monde.

Avant-projet sommaire proposition 1 Avant-projet sommaire proposition 2

Ci-dessus : Avant-Projet Sommaire de Chloé, membre de l’Atelier HOME.

3. Croire que je pourrais percer dans la décoration en étant salariée

Hahaha ! Pardon, rien que ce sous-titre me fait rire.

J’ai d’abord été embauchée chez la prestigieuse enseigne Zuber : des tissus et papiers peints de toute beauté, de manufacture française. Comptez un budget minimum de 3000 € pour une paire de rideaux. Bon par contre pour mon salaire, on prend les ciseaux de couture et l’on taille un grand coup…

Après m’avoir fait miroiter de potentiels postes de directrice de showroom à New York ou à Barcelone, je me suis finalement fait « remercier ». Il faut dire que je ne m’entendais pas du tout avec l’odieux directeur du magasin. Et que tenir l’agenda du grand décorateur en Chef ou être l’ombre de son ombre en dessinant des projets que lui allait présenter… ne me plaisait pas tant que ça.

Mon expérience suivante chez de grandes marques de cuisines et agencements sur mesure a été extrêmement formatrice. J’ai là aussi, eu un patron qui m’a promis un poste de directrice commerciale pour son prochain magasin prestigieux qu’il allait ouvrir incessamment sous peu… jusqu’à ce que je réalise que sa pitoyable gestion l’empêcherait à jamais d’ouvrir un deuxième magasin, et que je n’aurais jamais plus envie de travailler pour lui, aux horaires que LUI décidait, avec les clients qui étaient les siens, les produits et les techniciens que LUI choisissait. Pour un salaire horaire approchant le SMIC, et des centaines d’heures supplémentaires jamais payées. Sans compter l’emploi du temps tellement chargé qu’il ne me permettait absolument pas de développer à côté, une activité personnelle.

La vérité c’est que dans ce métier, soit on travaille à son compte — et l’on a la possibilité de choisir ses clients, de travailler sur des projets sympas, de choisir comment et quand on veut travailler, et à quels tarifs… soit on travaille pour quelqu’un d’autre, pour un petit salaire et un travail ingrat. Avec des horaires atroces.

En travaillant pour un décorateur/architecte d’intérieur, ce dernier gardera la partie créative, et vous laissera faire toute la partie « coulisses », beaucoup moins marrante.

En travaillant pour un cuisiniste/agenceur, vous serez amenés à concevoir des centaines de plans pour des clients qui iront acheter chez le voisin. Dommage, quand on est payé à la commission seulement ! Dommage aussi que la satisfaction de vos clients soit tributaire de la qualité de travail de toute une série de maillons que vous ne pouvez pas maîtriser : la fabrication en usine, l’emballage, la livraison, la pose, et les boulettes du responsable technique.

Bureau architecte d'intérieur

4. Mal conseiller mes clients, faute d’expérience en optimisation d’espace

Quand j’ai démarré dans le métier de cuisiniste, j’ai eu droit à 3 semaines de formation théorique avant d’être lâchée « dans la jungle ». Je m’estime chanceuse, certains n’ont même pas ces 3 semaines.

N’empêche que je me souviendrai toujours de cette toute première cliente qui pleurait, une fois sa cuisine posée. Parce que je lui avais suggéré de supprimer l’extraction (mal placée) de sa hotte et de mettre une hotte à recyclage. Ça m’arrangeait, moi, en tant que conceptrice-commerciale. Je m’étais contentée de répéter ce qu’on m’avait dit : « une hotte aspirante “en recyclage”, c’est aussi efficace qu’une extraction » (pour les novices : en recyclage, l’air ressort dans la pièce après avoir été filtré, en extraction, l’air est évacué dehors). En réalité, ça peut être vrai dans certains cas, mais dans le sien, ça ne l’était pas. Je lui avais en plus vendu une hotte « standard », et elle avait nettement vu la différence.

« C’était mieux avant ». Je me suis juré que plus jamais on ne me redirait cette terrible phrase.

« On apprend de ses erreurs, même dans ce métier », a commenté un architecte d’intérieur récemment, sous un de mes articles.

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Non. Je ne pouvais pas me résigner à ça. Par respect pour mes clients : ce seraient eux qui paieraient MES erreurs, pendant des années, et l’on trouverait ça normal ? Pas moi.

Je me suis attachée à décupler mon apprentissage, en allant chez tous mes clients, en les questionnant, en me questionnant, en m’abonnant à tous les magazines abordant les sujets des travaux de rénovation, en lisant sur tous les sujets périphériques à l’agencement d’espace, en étudiant mon mode de vie, ceux des autres, en observant les humains autant que les maisons. Sous toutes les coutures.

Et aujourd’hui encore, je n’hésite pas à poser des dizaines de questions aux habitants qui me confient leur projet, tout comme aux artisans qui travaillent sur mes chantiers. Parce que je ne prétends pas tout connaître. Et que j’estime qu’un chantier réussi, cela commence avant tout, par une discussion réussie.

Ce « décuplage d’apprentissage », je l’ai aussi voulu dans l’Atelier HOME : c’est la raison pour laquelle j’insiste pour que les projets de chacun soient visibles par tous les membres. Ainsi, on ne se contente pas de sa propre expérience pratique sur 1 chantier, mais on peut suivre des dizaines d’autres projets avec des dizaines de problématiques différentes.

cuisine gain de place petit espace

5. Mal négocier mon tout premier achat immobilier

Il faut dire qu’avant de signer enfin mon premier compromis de vente, j’avais déjà fait pas moins de HUIT offres sur d’autres appartements. HUIT appartements dans lesquels je m’étais projetée, et qui avaient finalement été vendus à d’autres, qui avaient fait une offre légèrement supérieure. Alors celui-là, je ne voulais pas le rater. Au bout de 5 minutes, j’ai dit que je l’achetais au prix annoncé.

Je n’ai jamais regretté cet achat, que j’ai superbement revendu 5 ans plus tard. N’empêche que, sans léser le vendeur, j’aurais pu, si je les avais connues avant, utiliser quelques astuces pour faire baisser les commissions d’agence ou les frais chez le notaire, ou encore garder mon apport pour mes achats au lieu de le donner en garantie dès la signature du compromis « comme le veut l’usage ».

cuisine appartement à rénover

6. Rater mon premier projet d’aménagement personnel, par manque d’anticipation

Nous étions un couple avec un enfant de 2 ans et demi à notre arrivée, et, lors de l’étude de mon plan de rénovation, à aucun moment je n’ai envisagé la venue de sa petite sœur 2 ans et demi plus tard. Je ne me suis pas posé les bonnes questions. J’ai raté la première version de ma salle de bains. J’ai choisi le mitigeur et l’évier de ma cuisine uniquement pour leur design, sans tenir compte de leur absence totale d’ergonomie. Rien n’était accessible à mes enfants. Heureusement, entre temps, j’ai appris comment on optimise un espace, et comment on se pose les bonnes questions. J’ai corrigé toutes mes erreurs, sans déménager. Et nous avons été heureux à 4, dans 58 m². Puis nous avons vendu ce logement optimisé avec une superbe plus-value, et nous avons vécu les 2 douces folies suivantes : vivre à 4 dans 25 m², et partir faire un tour du monde d’un an en famille.

N.B. : c’est pour vous éviter de faire les mêmes erreurs que moi, en vous posant les bonnes questions, que j’ai créé le GUIDE DES 10 QUESTIONS A SE POSER POUR RÉUSSIR SON CHANTIER. Téléchargez-le ici, il est gratuit !

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7. Voir l’or qui sommeille dans un habitat « invendable », et ne rien faire

Quand j’y pense, c’est totalement aberrant. J’ai aidé de nombreux investisseurs immobiliers à transformer des appartements « invendables » et « difficilement louables » en logements super confort, vendus rapidement avec une super plus-value, ou loués plus cher, à des locataires qui se battaient pour l’avoir.

Je me souviens entre autres du jour où un client m’a demandé de venir aider un copain qui hésitait à acheter un T1 de 60 m² dans un des plus beaux quartiers de Nice. Affiché à seulement 100 000 €, il ne se vendait pas ! La raison ? La moitié de cet appartement était plongée dans le noir. Il y avait une cuisine, un salon, et une immense chambre aveugle : d’où l’impossibilité de le dénommer « T2 » malgré sa grande superficie.

En visitant et mesurant l’appartement, après une rapide étude, j’étais arrivée à la conclusion qu’on pouvait le transformer en T2/T3, pour un budget travaux + ameublement de 40 000 €. Ce qui en faisait un bien exceptionnel, à un prix exceptionnellement bas. Pourtant, effrayé par les travaux, l’ami en question a finalement choisi d’investir dans un STUDIO de 25 m² fraîchement rénové. Je n’en reviens toujours pas qu’il soit passé à côté d’une pareille occasion.

Mais surtout, je regrette de ne pas avoir moi-même saisi cette occasion. Il faut dire que ce n’était pas vraiment le moment, j’étais sur le départ… mais l’année prochaine, c’est décidé, je me lance dans l’investissement locatif !

plan transformation T2 en T3

Et vous, avez-vous des erreurs d’architecte d’intérieur à nous partager ?

Et vous ? Quelles ont été vos pires erreurs, ou vos plus grands regrets, dans votre histoire avec vos habitats… ou ceux des autres ?

Concours de la plus belle boulette dans les commentaires en dessous ! Lâchez-vous, on est entre nous 😉

Et si cet article vous a plu : Por favor, partagez-le !

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