Rejoindre le Réseau HOMER®

Pourquoi est-ce qu’on a autant de mal à définir les contours de ces trois métiers ? C’est une question qu’on entend souvent, et la réponse est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Pour la comprendre, il faut remonter l’histoire de ces professions et explorer ce qui les distingue vraiment, au-delà des idées reçues.

Deux options pour obtenir la réponse.

En vidéo ⬇️

YouTube player

Ou avec la retranscription écrite ⬇️

Télécharger le guide HOME

Téléchargez gratuitement le guide HOME :

10 questions à vous poser pour réussir votre projet

Sur le papier, ça pourrait paraître simple

L’architecte dessine l’enveloppe du bâtiment : fondations, murs porteurs, structure porteuse, étanchéité, façade, chauffage, ventilation. L’architecte d’intérieur travaille à partir de cette enveloppe pour définir la distribution des pièces, la circulation, l’agencement de la cuisine, de la salle de bain, des pièces techniques. Et le décorateur ou la décoratrice arrive pour choisir les couleurs, les matériaux, les objets de décoration.

On aurait donc tendance à présenter ces trois professions comme un système de poupées russes : le décorateur aurait une petite compétence de décoration, l’architecte d’intérieur saurait aussi décorer mais en plus agencer l’espace, et l’architecte couvrirait les trois, en y ajoutant la conception du bâtiment.

La réalité est bien plus complexe que ça.

Une même origine, des chemins qui divergent

Dans l’Antiquité, l’architecte est concepteur, ingénieur et chef de chantier. Le mot vient du grec archi (chef) et tecton (constructeur). Au Moyen-Âge, le métier s’apprend sur le chantier : les maîtres bâtisseurs sont à la fois techniciens, dessinateurs et organisateurs, bien plus proches du maître d’œuvre contemporain que de l’architecte diplômé d’aujourd’hui.

À la Renaissance, l’architecture devient un art intellectuel. L’architecte ne construit plus seulement, il pense l’espace. Sous Louis XIV naît en 1671 l’Académie royale d’architecture, et l’architecte est alors considéré comme un artiste savant, au même titre que les peintres et sculpteurs. La distinction entre architecture du bâtiment, architecture d’intérieur et décoration n’existe tout simplement pas : celui qui conçoit les palais dessine aussi les décors, les boiseries, le mobilier, jusqu’aux poignées de porte.

C’est au tournant du 20e siècle que les choses changent vraiment. L’architecture d’intérieur commence à se spécialiser, notamment sous l’impulsion des premières femmes diplômées en architecture. Longtemps exclues des formations, elles apportent un regard nouveau sur l’ergonomie des cuisines, la circulation dans l’espace, la façon dont les gens vivent réellement à l’intérieur. L’intérieur cesse d’être considéré uniquement comme de la décoration : les questions de confort, d’hygiène, de ventilation intègrent progressivement l’habitat.

En 1925, l’Exposition des arts décoratifs à Paris consacre les métiers de l’aménagement intérieur. Puis dans les années 50-60, avec l’arrivée des électroménagers et des cuisines équipées, des formations spécialisées en architecture d’intérieur voient le jour.

1977 : la loi qui sépare les professions

En 1977, la loi sur l’architecture crée une vraie séparation. Pour porter le titre d’architecte, il faut désormais un diplôme et adhérer à l’Ordre des architectes. La profession est réglementée, et le recours à un architecte devient obligatoire pour toute construction dépassant 150 m² en habitat, et dès le premier mètre carré pour un bâtiment recevant du public.

La profession d’architecte d’intérieur, elle, reste libre et non réglementée. Aucun diplôme n’est juridiquement obligatoire pour exercer ce métier ou porter ce titre.
Là où la confusion s’installe : le mot architecte est aussi un nom de métier. Il existe des architectes paysagistes, des architectes urbanistes, des architectes d’intérieur, des architectes informatiques. Le titre est protégé, mais le mot ne peut pas être interdit aux autres professions. Métier non réglementé ne veut pas dire métier sans réglementation.

Ce qui compte vraiment : l’assurance décennale

En 1978, la loi Spinetta rend obligatoire l’assurance décennale pour tous les constructeurs. Et cette loi considère clairement les architectes d’intérieur comme des constructeurs.

L’assurance décennale est obligatoire non pas en fonction du titre, mais en fonction de ce qu’on fait réellement. Dès qu’on touche à ce qui rend un bâtiment habitable, qu’il soit correctement ventilé, étanche, chauffé, avec accès à l’eau et à la lumière, on fait partie de l’acte de construire. Même si on porte le titre de décorateur : à partir du moment où on déplace une cuisine ou installe une salle de bain, on touche à des sujets d’ordre décennal.

Ce n’est pas le titre qui compte. C’est ce qu’on fait sur le chantier.

La formation HOME : une approche pratico-pratique

C’est dans ce contexte qu’en 2017, l’École HOME se spécialise dans la formation des adultes en reconversion, avec une approche différente des cursus traditionnels : non pas des années de théorie sur les bancs d’une école, mais un apprentissage directement sur un vrai projet, en se confrontant aux clients, aux artisans, et à toutes les réalités techniques, plomberie, électricité, gaines, ventilation, isolation, différence entre cloison et mur porteur.

La spécialisation porte sur l’ergonomie du quotidien, la circulation dans l’espace, la conception des pièces techniques comme la cuisine et la salle de bain, et tout ce qui est agencement sur mesure. Une formation pensée pour les besoins réels des habitants d’aujourd’hui : migration du travail vers l’habitat, cuisine devenue cœur de maison, buanderie encore trop souvent oubliée dans les constructions neuves.

Les diplômés de l’École HOME ont par ailleurs accès à l’assurance décennale, un point sur lequel l’école a travaillé spécifiquement avec les assureurs.

Comment choisir le bon professionnel pour son projet ?

La première question à poser est simple : est-ce qu’un architecte est obligatoire pour mon projet ?

S’il s’agit d’une construction ou d’une extension nécessitant un permis de construire, oui. Si le projet porte sur la rénovation intérieure ou l’optimisation d’espace, un architecte d’intérieur spécialisé est la bonne piste.

Mais au-delà du titre, l’essentiel est de creuser les spécificités de chaque professionnel. On peut porter le titre d’architecte d’intérieur sans être spécialisé dans la conception d’une cuisine, par exemple. Ce qui compte, c’est que le professionnel choisi corresponde réellement au projet.

Pour aller plus loin 

Recevez gratuitement le guide HOME : 10 questions à se poser pour réussir votre projet >> Télécharger le guide gratuit

Et si vous voulez comprendre tous les enjeux du métier d’architecte d’intérieur, dont certains ne sont pas forcément enseignés dans les formations, le livre Comment nos maisons nous construisent explore exactement ça : comment la structure de votre espace fabrique vos habitudes, distribue les rôles au sein du foyer et conditionne votre santé, vos relations et votre rapport au monde.

Vous avez un projet de rénovation ou d’optimisation d’espace ?

➡️ Vous voulez apprendre à faire vous-même ?Participez à l’Atelier HOME Découverte : un programme DIY pour gérer votre projet de A à Z, guidé par une architecte d’intérieur HOMER®.

➡️ Vous préférez confier votre projet à un professionnel ?
Trouvez un architecte d’intérieur HOMER® spécialisé dans l’optimisation d’espace et l’ergonomie du quotidien.

Vous envisagez une reconversion en architecture d’intérieur ?

Devenez HOMER® : un architecte d’intérieur spécialiste de l’optimisation de l’espace de l’habitat >> Découvrir l’École HOME et sa formation à distance

Télécharger le guide HOME

Téléchargez gratuitement le guide HOME :

10 questions à vous poser pour réussir votre projet