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Le chauffage, avec la production d’eau chaude, est le poste qui consomme le plus d’énergie dans une maison. Pour faire des économies d’énergie, c’est donc là qu’il faut regarder en premier. Et toutes les solutions ne demandent pas de gros travaux. Isolation, poêle à bois, radiateurs, humidité, astuces du quotidien : voici les leviers à activer, de ceux qui nécessitent le plus de travaux à ceux qui n’en demandent aucun.

Deux options pour découvrir ces astuces.

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Chauffer, c’est d’abord chercher le confort

Le chauffage n’est pas qu’une dépense d’énergie. Au-delà de l’efficacité, ce qui compte, c’est la sensation de confort : être bien l’hiver, mais aussi ne pas avoir trop chaud l’été. Le renouvellement de l’air y participe très largement, tout comme il participe à la santé des habitants.

L’isolation, la base des économies de chauffage

Une maison mal isolée gaspille forcément de l’énergie. Vous aurez beau avoir des radiateurs hyper puissants, la chaleur s’échappe dehors, et vous consommez de plus en plus au lieu de la maintenir à l’intérieur.

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Commencer par le toit

C’est par là que la déperdition d’énergie est la plus importante. Un peu comme au ski, avec une grosse doudoune mais sans bonnet : on a toujours froid. La maison, c’est pareil. On isole d’abord le toit, puis on regarde les fenêtres et les murs.

Choisir un isolant pour l’hiver et pour l’été

Le bon isolant offre un confort thermique dans les deux saisons. La fibre de bois coche les deux cases : en plus d’être écologique, elle offre un très bon confort d’été et une efficacité l’hiver extrêmement bonne. 

L’épaisseur nécessaire dépend du matériau et de la maison : c’est à étudier avec un professionnel. Les architectes d’intérieur HOMER® sont formés à ces questions.

Les fenêtres, un investissement sur 30 à 40 ans

Double ou triple vitrage : faites votre étude de marché, il y a un peu à boire et à manger. Les fenêtres actuelles restent beaucoup plus efficaces que celles posées il y a 30 ou 40 ans. Vous ne les remplacerez pas avant plusieurs décennies, alors choisissez-les avec attention, en regardant l’efficacité de la fenêtre comme celle de la pose. Là aussi, entourez-vous de professionnels.

Maison en pierre : réguler plutôt qu’isoler

L’isolation des murs concerne surtout les maisons en parpaing, en brique ou en bois. Une maison en pierre a besoin de perspirance : la rendre hermétique reviendrait à étouffer la pierre.
On va plutôt chercher à réguler la température, avec des matériaux comme la chaux, le chaux-chanvre ou la terre crue. Sur une maison ancienne, 2 cm de terre crue permettent de réguler la température tout en laissant la maison respirer. Le bénéfice : on évite l’effet paroi froide. Le mur n’est jamais ni trop froid ni trop chaud, et la sensation de confort augmente.

Chauffage au bois : bien choisir son poêle

Le chauffage au bois permet de faire des économies d’énergie, à condition de faire les bons choix.

Un foyer fermé plutôt qu’ouvert

Un foyer ouvert fait perdre énormément d’énergie. Un insert ou un poêle fermé est beaucoup plus économe, et la bûche dure plus longtemps.

Une puissance adaptée à la surface

Le repère courant : 1 kW pour 10 m². Pour 70 m², un poêle de 7 kW devrait correspondre.

L’erreur fréquente, c’est le poêle surdimensionné. On a trop chaud, on essaie de réguler en jouant sur l’ouverture du poêle, et on finit par encrasser le poêle et les conduits. Mieux vaut un poêle légèrement sous-dimensionné, dont on tire le maximum de chaleur, qu’un poêle trop puissant dans lequel on fait des petits feux.

Le poêle étanche pour une maison bien isolée

Pour faire du feu, un poêle a besoin d’une entrée d’air extérieure. Placée dans le mur, généralement en bas, cette grille d’aération fait entrer de l’air froid dans la maison et ruine le travail d’isolation. Dans un poêle étanche, l’arrivée d’air est raccordée directement au poêle : l’air extérieur alimente le feu sans refroidir la pièce.

C’est le choix à privilégier pour une maison passive ou très basse consommation de type BBC. Les modèles sont peu nombreux, vérifiez ce point avant d’acheter. Dans une maison pas du tout isolée, en revanche, l’intérêt reste limité.

Un emplacement central

Un poêle installé dans un coin chauffe un coin. Placé entre le salon, la cuisine et la salle à manger, ou au milieu de la maison, il peut chauffer tout le rez-de-chaussée. Évitez aussi de l’adosser à un mur extérieur non isolé, qui laisserait filer la chaleur dehors. Le bon emplacement dépend toujours de l’architecture de la maison.

Un détail technique : derrière et au-dessus du poêle, la fibre de bois laisse place à la laine de roche. Moins performante en confort thermique, elle est beaucoup plus pertinente en cas d’incendie.

Le ventilateur réversible, un allié en hiver

Ses pales sont conçues pour deux usages. L’été, il tourne dans un sens et rafraîchit. L’hiver, il tourne dans l’autre sens, brasse l’air et fait redescendre la chaleur vers le sol.

La chaleur a naturellement tendance à monter. Or l’objectif est de chauffer les corps, pas les plafonds. C’est aussi pour ça que des spots de clim réversible installés en hauteur ont peu de sens : la chaleur a beaucoup de mal à redescendre.

Le ventilateur s’utilise avec un poêle comme avec des radiateurs, surtout sous de grandes hauteurs sous plafond. Attention toutefois aux radiateurs électriques intelligents équipés d’une détection de fenêtre ouverte : le brassage d’air peut les mettre à l’arrêt.

Radiateurs électriques : ce qui fait vraiment la différence

Premier point à bien comprendre : qu’il s’agisse d’un grille-pain ou d’un radiateur haut de gamme, 1 000 W consommés restent 1 000 W. La différence se joue sur le confort, le type de chaleur, et sur ce qui se passe quand on éteint ou baisse le chauffage.

L’inertie

Un radiateur à inertie contient par exemple une plaque de pierre de lave qui emmagasine la chaleur et la restitue doucement, même une fois éteint.

Les fonctions anti-gaspillage

  • La détection de fenêtre ouverte : le radiateur se met en pause plutôt que de chauffer la rue.
  • La programmation de plages de température ou d’un arrêt automatique, pratique pour ne pas chauffer la maison toute la nuit.
  • Le pilotage à distance par application, pour lancer le chauffage une demi-heure ou une heure avant de rentrer.

La bonne puissance pour chaque pièce

Un grand séjour peut demander un radiateur de 2 000 W. Une chambre se contente de 500 à 1 000 W, selon sa taille.

Maîtriser l’humidité pour moins chauffer

Plus l’air est humide, plus on a envie de chauffer pour retrouver la sensation de confort d’un air sec. Et nous produisons beaucoup de vapeur d’eau au quotidien : en respirant, en parlant, en cuisinant, en prenant une douche, en faisant sécher le linge.
Une bonne VMC est la première réponse. Un déshumidificateur la complète, ou prend le relais si vous ne pouvez pas faire de travaux. Les deux ne jouent pas le même rôle : la VMC renouvelle l’air, le déshumidificateur réduit son taux d’humidité. Le taux idéal se situe entre 40 et 60 %.

💡 Pour tout comprendre sur la VMC, retrouvez notre guide dédié : Comment choisir entre VMC simple flux et double flux ?

Dans la chambre : chauffer le lit plutôt que la pièce

Ce qui compte dans une chambre, c’est d’avoir un lit chaud. Avec un chauffe-matelas ou une couverture chauffante électrique, plus besoin d’allumer le radiateur : c’est une grosse économie de chauffage.

L’usage classique consiste à le placer sous le drap et à le laisser allumé toute la nuit. Une autre façon de faire : le poser sur la couette comme un plaid, en position haute, 30 minutes avant d’aller se coucher. Le lit est chaud quand on s’y glisse, on débranche et on retire tout, et le corps prend naturellement le relais sous la couette. On évite ainsi de garder un appareil branché sous soi toute la nuit, dans des matériaux qui ne sont ni du coton, ni du lin, ni de la soie.

Encore moins cher : la bouillotte, qui reste chaude une bonne partie de la nuit. Et puis les plaids, les gros pulls, les chaussons, une bonne tasse de thé. Au lieu de monter la température de la maison, on travaille l’isolation de son corps. En plein hiver, rien n’oblige à vivre en débardeur à l’intérieur !

Pour aller plus loin 

Recevez gratuitement le guide HOME : 10 questions à se poser pour réussir votre projet >> Télécharger le guide gratuit

Pour approfondir le renouvellement de l’air, la gestion de l’humidité et la régulation thermique des murs anciens, retrouvez notre vidéo tournée avec Papy Claude sur la chaîne Youtube.

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